Amélie saussez : Être nommée Louviéroise de l’année m’a reboostée pour un an !

C’est face à une nageuse, Marion -Grégoire et un triathlète, Benoît Thiron, que la coureuse de fond Amélie Saussez a triomphé à la soirée du « Louviérois de l’année 2019 » dans la catégorie sport le 22 janvier.

Une récompense qui l’a relancée pour les mois qui viennent : elle a même remporté le jogging de  la Portelette à Lobbes le week-end passé. Comme en 2019.

« J’ai été très émue de remporter le prix de louviéroise de l’année.  Je ne m’y attendais pas, même si j’avais une chance sur trois après avoir été présélectionnée. Il faut dire que je suis d’un naturel pessimiste. Et la concurrence était rude ! Même si l’endurance est un point commun dans nos trois disciplines, je ne pourrais pas me lancer dans le triathlon ou la natation. Je suis admirative. Je préfère la course à pied : on peut aller n’importe où, changer de paysage. »

Pratiquer la course de fond depuis qu’elle a six ans, pour aboutir en 2019, avec de fameux résultats, comme courir un marathon en 2h46, être vice-championne de Belgique de semi-marathon, ou prendre le bronze au championnat de Belgique sur 10.000, ce n’est pourtant pas rien ! Employée bancaire dans une agence à Tournai dans la vraie vie, avec une petite fille de 2 ans et demi, une future maison en cours rénovation au Roeulx, Amélie Saussez a beaucoup de mérite à faire de tels résultats sportifs !

« Le sport ? Un épanouissement et beaucoup de concessions »

« Pour moi, le sport, c’est un épanouissement. Mais c’est aussi beaucoup de concessions à faire. Quand je suis en compétition le week-end, quand je m’entraîne avec mon club, l’ACLO à La Louvière, alors que j’habite pour l’instant à Hornu, je ne suis pas avec ma fille, ni avec mon compagnon, qui se montre très compréhensif d’ailleurs. C’est un équilibre à trouver mais ce n’est pas toujours facile. Trente-et un an, ce n’est pas vieux en running, mais j’avoue qu’il y a quelque mois, je me demandais si ce n’était pas la dernière année où je me donne à un tel niveau. Si je n’allais pas lever le pied. Mais j’ai reçu cette récompense louviéroise, et oui, cela m’a reboostée ! C’est reparti pour un an ! »

Amélie Saussez s’est d’ailleurs fixée quelques objectifs ambitieux pour 2020 : viser un podium au championnat de Belgique de marathon en aoctobre à Bruxelles, et passer sous les cap des 2h45. Mais avant cela, elle a deux semi-marathons à Mons (fin mars) pour faire le point, et à Nivelles (septembre), avec l’espoir de l’emporter. Mais aussi, comme l’an passé, un podium au  20 km de Bruxelles à viser en mai. Lever le pied ? Pas vraiment, non…

C.Lo